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Eden's words

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Chapitre 40

Publié par Emma et Gabrielle sur 13 Septembre 2014, 08:34am

Catégories : #Exclude(a)d

Bonjour à tous! Voici le chapitre 40 de mon roman ;)

~~

-Arrivée imminente ! Préparez-vous à l’accostage !

Un tremblement fit se secouer le vaisseau d’un coup sec, avant qu’il ne s’immobilise complètement.

Jo vint chercher Epauline dans sa cabine, tout en sueur.

-Je reviens de la salle des machines. Quelle chaleur, là-bas !

Epauline rit et ils regardèrent ensemble par la fenêtre. La flotte des onze vaisseaux les dominait. Au-dessus d’eux, agissant par la même manœuvre compliquée qu’eux quelques secondes auparavant, ils étaient en train de se poser sur la Terre ferme. La vraie Terre, cette fois-ci.

Des cris de joie saluèrent l’atterrissage.

Un million d’hommes et de femmes avaient été recrutés pour se battre, tous ayant perdu un membre de leur famille, que ce soit durant la guerre ou à cause de la cité volante. Grâce à leurs armes perfectionnées, ils avaient une bonne chance de gagner cette guerre qui durait depuis trop longtemps.

Ils s’étaient posé à quelques distances du camp Kaelis. Ceux-ci allaient avoir une bonne surprise en les voyants, et Epauline s’était amusée avec Jo à deviner l’expression du roi lorsqu’il les verrait, après trois semaines d’absence, à la tête d’une armée gigantesque.

Ils espéraient de tout cœur revoir leurs amis avant l’assaut final.

Le chef de l’expédition avait décidé avec les deux amis qu’ils iraient seuls voir le roi, pour ensuite revenir avec les volontaires Kaelis pour qu’ils les emmènent vers leur destination. Ils sortirent donc dans la toundra glacée.

Le zéphyr soufflait avec ardeur, et les cheveux détachés d’Epauline lui fouettaient le visage. Ils partirent seuls, tous les deux après avoir franchi la rambarde, en direction de la montagne que leur avait indiqué Constantin. Ils en avaient pour une bonne demi-heure de marche.

Lorsqu’ils arrivèrent, la grotte était toujours au même endroit, le même bouton qui permettait d’ouvrir toujours présent. Epauline l’actionna et ils entrèrent dans la cavité. C’était toujours la même architecture.

Les mêmes habitations. La même ziggourat. Les mêmes escaliers. La seule chose qui avait changé, c’était le silence. Cette ville, d’ordinaire si animée, si joyeuse de vivre, était silencieuse et déserte. Un coup de vent ponctua cette découverte stupéfiante.

-Où sont-ils tous passés ? souffla Epauline.

-Il y a quelqu’un ? hurla Jo.

Seul l’écho, lourd et pesant, lui répondit.

Epauline, après un moment d’incertitude totale, se mit à dévaler les escaliers, et à ouvrir toutes les portes qu’elle trouvait. Jo la suivit, et ils appelèrent ensemble, en vain. Ils entrèrent même dans la ziggourat, tapèrent sur toutes les portes, les murs, gravirent même les escaliers de la périlleuse tour d’observation.

Mais ils étaient seuls, désespérément seuls. Tout paraissait dérangé, comme si on était parti en catastrophe. Qu’étaient devenus tous leurs compagnons ? Comment allaient-ils faire désormais ?

Epauline se mit à genoux et enfouit sa tête entre ses mains. Après quelques minutes de silence, Jo demanda :

-Tu pleures ?

-Non, répondit Epauline. Je réfléchis.

-Je suis désolé, j’ai cru entendre un sanglot.

Epauline se figea, ainsi que Jo, et ils tendirent l’oreille. Effectivement, après quelques secondes de silence, ils finirent par entendre un son qui ressemblait à un pleur d’enfant. Ils coururent dans la maison d’où venait le bruit, entrèrent et la fouillèrent avec attention. Ce n’est qu’en ouvrant un placard qu’ils découvrirent un petit garçon, en larmes.

-Non ! hurla le petit garçon en se cachant les yeux. Laissez-moi tranquille ! Rendez-moi ma famille !

-Nous ne te voulons aucun mal, déclara Epauline avec douceur. Nous sommes là pour t’aider.

Le petit garçon ouvrit les yeux, les regarda.

-Tu es Epauline ? Et toi Jo ? Vous aviez disparus il y a si longtemps ! Je m’appelle Thomas.

-Que s’est-il passé ? l’interrompit Jo.

Le petit garçon se rembrunit. Il sortit du placard et se dirigea à grands pas vers une chaise, non loin de là.

-Je faisais partie de l’expédition qui était partie. Au bout d’une semaine, nous étions en manque de nourriture, alors nous sommes revenus ici.

-Avec Marica ? le pressa Epauline.

-Je ne sais pas, sûrement, répliqua le petit garçon interloqué.

-Laisse-le finir ! s’exclama Jo qui s’était approché.

-Tout allait bien, nous étions revenus depuis plusieurs heures lorsqu’ils sont arrivés.

-Ils ? Tu veux parler des Saïris ?

-Oui, articula le garçon d’une toute petite voix. Ils se sont bagarrés, mais ils étaient tellement nombreux ! Beaucoup plus que la dernière fois. Ils nous ont pris par surprise alors ils se sont rendus. Je me suis caché ici pour ne pas me faire prendre, mais… Ils ont pris ma famille !

Il se mit à pleurer toutes les larmes de son corps.

-Ne t’inquiètes pas, on va la retrouver, ta famille, lui dit gravement Epauline.

Elle était en colère.

Très en colère.

-Il y a combien de temps ?

-Quelques heures, je ne sais plus du tout, je suis resté caché ! balbutia le petit entre deux sanglots.

Epauline et Jo se redressèrent, intimèrent au petit de les suivre puis se dirigèrent à grand pas vers la porte, après avoir habillé chaudement leur protégé.

Ils pouvaient encore les rattraper.

Chapitre 40
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